2026 : les incontournables de l’éclairage – zonage, horaires et niveaux d’éclairage, Pollution lumineuse, intégration des poteaux multiples en un seul… Que prévoit exactement la réglementation ?
Récemment, le milieu des politiques de l’industrie de l’éclairage est très animé : à Nanjing, la nouvelle réglementation est entrée officiellement en vigueur en février de cette année ; à Hangzhou, le projet révisé du plan spécial d’éclairage a été approuvé par le gouvernement municipal en septembre ; et à Shanghai, le règlement sur la gestion des poteaux multifonctionnels est déjà en application.
Quelle est donc la ligne directrice adoptée au niveau national ? Et où en sont les différentes régions ? Aujourd’hui, nous allons clarifier, dans un seul article, la trame des politiques nationales et locales.
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Niveau national : la ligne directrice a été fixée il y a dix ans
Beaucoup de gens pensent que la « limitation de l’éclairage lumineux » n’a été évoquée que ces dernières années, alors qu’en réalité, le niveau national avait déjà mis en place une stratégie bien définie :
« Règlement sur la gestion de l’éclairage urbain » (arrêté n° 4 du ministère du Logement et du Développement urbain‑rural, entré en vigueur le 1er juillet 2010) — règlement sectoriel fondamental dans le domaine de l’éclairage urbain, qui définit clairement les principes « centrés sur l’humain, économiques et adaptés, respectueux de l’environnement et de l’énergie, et visant à embellir l’environnement », contrôle strictement la consommation d’énergie des installations publiques et des éclairages paysagers décoratifs des grands bâtiments, et exige la mise en place de mesures de contrôle de l’économie d’énergie, différenciées par zones, par horaires et par niveaux. Il s’agit de la « loi mère » sur laquelle se fondent les réglementations locales relatives à l’éclairage.
« Note du Bureau général du Conseil des affaires d’État transmettant les avis du ministère du Logement et du Développement urbain‑rural sur le renforcement de la gestion de l’éclairage paysager urbain » (document n° 7 [2019] du Bureau général du Conseil des affaires d’État) — ce texte cible explicitement les « projets d’éclairage à caractère politique », interdit catégoriquement la réalisation de spectacles lumineux extrêmement gourmands en énergie, de grande ampleur, excessivement éclatants et générant une pollution lumineuse grave, et invite les autorités locales à instaurer des zones de protection nocturne, afin de limiter dès la phase de planification les niveaux de Luminance, de densité de puissance et d’indices de pollution lumineuse.
« Note du Bureau général du Conseil des affaires d’État relative au renforcement de la gestion de l’économie d’énergie dans l’éclairage paysager urbain » (document n° 41 [2021] du Bureau général du Conseil des affaires d’État) — focalisée sur le facteur financier de la consommation d’électricité : contrôle scientifique des horaires d’allumage et d’extinction de l’éclairage paysager, mise en œuvre d’un éclairage différencié selon les niveaux, réduction possible de la durée d’exploitation de l’éclairage paysager pendant les périodes de forte tension électrique, et adoption systématique du contrôle intelligent centralisé comme mesure standard.
En résumé : depuis plus de dix ans, l’attitude de l’État demeure constante — priorité accordée à l’éclairage fonctionnel, tandis que pour l’éclairage paysager, « on illumine quand il faut, on assombrit quand il faut ».
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Normes techniques : la « règle » de la protection nocturne
« Norme de planification de la construction de l’éclairage urbain » CJJ/T 307-2019 (norme sectorielle du ministère du Logement et du Développement urbain‑rural) classe l’éclairage urbain en quatre zones de gestion — zones de protection nocturne, zones à construction limitée, zones à construction modérée, zones à construction prioritaire — et fixe des exigences quantitatives concernant les indicateurs de l’environnement lumineux, la lumière débordante et l’éblouissement. Les autorités locales, lorsqu’elles délimitent leurs zones de protection nocturne, s’appuient généralement sur cette norme comme base technique.
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Pratiques locales : des exemples à suivre
Dans le cadre du cadre national, les régions ont multiplié les mesures concrètes ces deux dernières années. Voici quelques cas représentatifs :
Nanjing : la nouvelle réglementation entrée en vigueur cette année mérite une attention particulière
« Règlement de gestion de l’éclairage urbain de la ville de Nanjing » (arrêté municipal n° 352, publié le 20 décembre 2025, entré en vigueur le 1er février 2026) est l’une des plus récentes réglementations gouvernementales sur l’éclairage urbain en Chine.
Son principe central consiste à diviser le territoire municipal en quatre zones — zone à construction prioritaire, zone à construction modérée, zone à construction limitée, zone de protection nocturne. Dans la zone de protection nocturne, l’installation de nouveaux éclairages paysagers est en principe interdite ; seuls les éclairages fonctionnels à défilement (cut-off) indispensables sont autorisés, et des indicateurs quantitatifs précis d’éclairage sont fixés, imposant ainsi des « contraintes rigides » sur la pollution lumineuse dès la phase de planification.
Une autre indication importante pour les professionnels : le règlement encourage expressément le développement, grâce aux infrastructures d’éclairage urbain, d’économies de basse altitude, d’intégration véhicule‑route‑nuage, et de recharge le long des routes, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives d’utilisation des lampadaires.
Hangzhou : le pionnier reconnu de la « ciel noir »
Hangzhou a été l’une des premières villes chinoises à intégrer le concept de « ciel noir (Dark Sky) » dans sa planification de l’éclairage urbain — introduit en 2013, inscrit dans la réglementation gouvernementale en 2017, et codifié en 2019 dans le plan de la ville, qui définit neuf zones de protection nocturne, dont le parc naturel de Xixi et le site archéologique de Liangzhu, interdisant toute installation d’éclairage paysager.
En septembre 2026, le gouvernement municipal de Hangzhou a approuvé « Plan spécial d’éclairage urbain de la ville de Hangzhou (révision) (2026–2035) » (document n° 102 [2026] du gouvernement municipal), confirmant la continuité du concept de ciel noir dans la nouvelle phase de planification.
Le nombre de jours d’éclairage annuel des massifs montagneux du secteur touristique du lac de l’Ouest est limité à 10 %, tandis que dans les autres zones, le nombre d’heures d’éclairage paysager par session est plafonné à moins de 50 % — « contrôle précis de la lumière » est le mot-clé de ce plan.
Shenzhen, Shanghai, Guangzhou, Suzhou : chacune avec sa propre approche
Shenzhen : « Règlement de gestion de l’éclairage urbain de la ville de Shenzhen » (arrêté municipal n° 309, entré en vigueur en 2018) et « Plan spécial d’éclairage urbain de la ville de Shenzhen (2021–2035) » (publié en 2021) définissent les zones de politique d’éclairage et les seuils correspondants relatifs à l’environnement lumineux. En 2023, Xiyong est devenue la première communauté internationale de protection nocturne en Chine, constituant un modèle emblématique de protection nocturne.
Shanghai : « Plan d’éclairage paysager de la ville de Shanghai (2024–2035) » (publié en janvier 2024) distingue les zones centrales, les zones importantes, les autres zones et les zones d’interdiction, et prévoit trois modes d’éclairage — quotidien, vacances et événements majeurs — tout en incluant des zones écologiques telles que Dongtan à Chongming parmi les zones d’interdiction. Le règlement connexe, « Règlement de gestion des installations de poteaux multifonctionnels de la ville de Shanghai » (norme municipale n° 14 [2025]), est entré en vigueur le 1er janvier 2026, offrant désormais une base juridique formelle pour la consolidation des poteaux multiples en un seul dispositif.
Guangzhou : « Règlement de gestion de l’éclairage urbain et rural de la ville de Guangzhou » (arrêté municipal n° 168, entré en vigueur en 2019) applique une gestion différenciée des horaires d’allumage et d’extinction de l’éclairage paysager, prolonge modérément les heures d’éclairage pendant les vacances, et met en place une plateforme intelligente de contrôle de l’éclairage à l’échelle de la ville.
Suzhou : « Règlement de gestion de l’éclairage paysager de la ville de Suzhou » (document n° 3 [2021], révisé en juin 2025) organise le contrôle horaire en trois niveaux — usage quotidien, jours fériés et événements majeurs — tandis que dans le quartier historique, la fusion des poteaux est menée de front.
Par ailleurs, les nouvelles versions des règlements d’éclairage de Yancheng, Changchun, Yiyang et d’autres villes intègrent également, de manière générale, des dispositions telles que contrôle différencié par zones, horaires et niveaux, interdiction de l’éclairage excessif, promotion des poteaux intelligents — la direction des politiques est désormais largement unifiée.
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Trois observations pour les professionnels du secteur
Premièrement, « ordre dans l’éclairage et l’obscurité » remplace « plus c’est lumineux, mieux c’est ». La construction d’éclairages nocturnes passe d’une recherche d’effet visuel à une démarche verte, sobre en carbone et axée sur l’intelligence et l’efficacité. Pour les projets d’éclairage paysager et de mise en valeur culturelle et touristique, le poids accordé à l’examen des indicateurs de Luminance, de lumière débordante et de pollution lumineuse ne cessera d’augmenter lors de la phase d’évaluation des plans — il convient d’intégrer ces trois aspects dès la phase de conception.
Deuxièmement, la protection nocturne n’est pas un frein. La communauté de protection nocturne de Xiyong, les zones de protection nocturne de Hangzhou, deviennent elles-mêmes des atouts IP pour le tourisme et la culture. Les équipes maîtrisant la conception nocturne et les contraintes de l’éclairage écologique disposent d’un avantage compétitif supplémentaire.
Troisièmement, les poteaux multifonctionnels intelligents constituent le plus sûr levier de croissance. À en juger par des projets tels que la « recharge le long des routes » à Nanjing, la gestion des poteaux multifonctionnels à Shanghai, ou encore « drones + poteaux multifonctionnels + inspection par IA » à Wuxi, les poteaux d’éclairage se transforment progressivement en capteurs urbains intelligents installés au bord des routes. Les opportunités du secteur s’étendent désormais de la simple vente de luminaires à la commercialisation de solutions intégrées pour le bord des routes.
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